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Le 17 juin 2007

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PAPEETE / HOTEL LA PIROGUE

Papeete / Raïatea

Ouf ! Avec l’habitude des voyages professionnels la cloche de la montre waterproof, qui fait aussi réveil…, a sonné.  Heuresement, car personne ne nous a réveillé. En vitesse la toilette, on téléphone pour le petit-déjeuner qu’il faut avaler très vite; il avait l’air si bon… Vue de la chambre Devant nous, le bleu étonnant de l’eau, avec le superbe éclairage du petit matin, les jardins de l’hôtel qui descendent jusqu’à l’océan Mooreapacifique, sont splendides et donnent déjà une note de l’ambiance et du charme. Nous faisons quelques photos, l’endroit est vraiment magnifique. Seul problème, le camescope ne veut pas démarrer, l’air ambiant peut être ? Un rapide transfert vers l’aéroport où notre vol est déjà annoncé, embarquement à 8h20, départ à 8h30. Vol avec air Tahiti, appareil ATR72, temps de vole environ 35 mn. Pour y accéder, toujours des sourires de nos hôtes polynésiens. On voit l’île de Moorea juste devant nous.
Des îles
Carte de PolynésieL’ile de Moorea est toute proche de Tahiti, nous profitons du décollage pour regarder la ville et le port de Papeete, l’avion amorce un virage et après une courte ascension, il se présente déjà face à la piste de Moorea où l’on peut dès l’atterrissage observer la végétation luxuriante. L’escale de Moorea est très brève. Ce nouveau décollage nous fait mieux découvrir son lagon et nous emmène maintenant vers le lagon de Raïatea/Taha. Une collation nous est offerte. Notre excitation monte comme l’avion, pour nous c’est de l’adrénaline pur jus, nous avons hâte d’arriver. Mais tout va très vite, nous survolons l’île de Huadine et ses eaux vert-bleu, toute proche de Raïatea/Taha, nous tournons la tête, et on distingue les formes de l’atoll que nous avions imaginé, si présent et encore impensable hier. Nous passons entre les deux îles de l’atoll, Bora-Bora est là à quelques kilomètres de nous. lagon à l'approche de Raiatea
La barrière de corail qui ceinture le lagon semble protéger les deux îles de l’océan, seules quelques passes permettent un échange des eaux. Nous distinguons sur celle-ci parfaitement de minuscules îlots, appelés “motu” de sable blanc et de végétation verte. C’est sur un d’eux que se situe notre hôtel. L’avion vire maintenant de 180° pour se mettre dans l’axe de la piste, nous atterrissons sur l’île de Raïatea, plus apte que Tahaa à recevoir un aéroport, à 9h40. Il ressemble, vue du ciel, à un pont de porte-avions. Encore une fois, la compagnie était prévenue et, de la descente des quelques marches, à la récupération des bagages en passant par le transfert vers le ponton jouxtant l’aéroport tout se déroule très bien. Le bateau de l’hôtel La Pirogue nous attend, et la magie est à son comble.
Le bateau de huit places s’éloigne du quai. A sa barre Hiro, polynésien au sourire discret qui nous a accueilli à la descente de l’avion en chemise typique imprimée rouge à fleurs de tiaré jaunes. Il est avec son short blanc et laisse entrevoir des tatouages, tout le symbole d’un peuple que nous allons découvrir et apprécier. Carte
Nous faisons cap vers notre hôtel, le bateau qui a quitté Raïatea se rapproche de Tahaa qui partage le même lagon. La tentation était trop grande, assis dans le bateau je passe la main au dessus de la rambarde et la plonge dans cette eau turquoise et tiède, nous filons maintenant entre Tahaa et sa végétation luxuriante vers la barrière de corail où explosent les vagues qui ne peuvent entrées. La barrièreLe contraste des couleurs est de toute beauté, le vert, le bèanc et les bleus de l’océan et du ciel donne au lagon des couleurs changeantes, irisées et séduisantes ! Nous sommes dans un autre monde, hors du temps, complètement déconnectés de celui que nous avons quitté. Après avoir dépassé quelques motus isolés et si minuscules, le bateau vire face à «notre» motu , environ 1,5 km² (un peu près la surface de l’île de la Cité à Paris). Pas de doute nous le reconnaissons, il est encore plus beau que les photos que nous avions vues sur Internet pour faire notre choix. Nous distinguons même notre «faré» avec sa terrasse de bois au bord de l’eau. Le bateau a ralenti pendant ce temps et il accoste au ponton de l’hôtel où nos hôtes nous attendent un collier de fleurs fraîches à la main. Il est l’heure de découvrir un lieu déjà surréaliste depuis le petit bateau Hotel La Pirogue
Accueil par Séverine et Giuliano

Ce sont les propriétaires de ce somptueux motu. Petite île bercée par les clapotis du lagon, recouvert de palmiers, de noix de coco, de fleurs et de 8 bungalows (4 dans les jardins et 4 donnant directement sur la plage). Accueil amical, laissé le bateau, les bagages sont partis vers notre bungalow (Faré : Bambou, bois et palmes d’arbre à pin) attitré. On avait demandé dès le départ près de l’eau, du bar, du restaurant, on ne pouvait pas être mieux servi. Jeunes, beaux, suisses et là-bas depuis 10 ans ils travaillent uniquement avec du personnel polynésien habitant sur Tahaa. Hiro nous a mené en bateau, Néhémia nous a porté nos valises jusqu’à notre résidence féérique les pieds dans l’eau transparente. Nous sommes maintenant assis au bar, ces quelques mètres à pied sont finalement les premiers depuis notre départ de Paris Charles de Gaulle. Séverine nous explique les activités et les possibles excursions à faire et que d’un clin d’œil entre nous approuvons. Bien sûr que nous disons oui à tout. Ce voyage doit être unique et paradisiaque ; tout faire, tout voir, tout pratiquer… Pendant ce temps, Giuliano nous prépare un cocktail de fruits exotiques. Il est cuisinier et prépare et orne avec délice nos verres, de fruits et de fleurs. Des cernes sous nos yeux ébahis par tant de nouveautés, et de beauté. On est au bout du monde, on a 12 heures de décalage horaire, on vient de traverser un lagon en plein milieu de l’océan pacifique, fait 3 escales, manger 4 fois dans l’avion, dormi 5 heures à Papeete, vu des dizaines de minuscules motus et nous sommes en pleine forme, excités, les yeux écarquillés par autant de merveilles. C’est du concret. En 2 minutes on est prêt à passer le cap des 3 marches du bungalow pour aller sur la terrasse et se baigner. Tout ça aurait été difficile, car nous avons quelques difficultés à franchir les escaliers, si la gentillesse et l’attention de nos hôtes n’avaient pas été de créer avec des morceaux de bois une rampe d’accès ici et au restaurant. On vivait d’emblée un séjour hors norme. Le temps de nous habiller en poissons et déjà la rampe est installé. L’eau transparente du lagon nous invite, encore un pas et nos corps prennent contact avec elle, la pente est très douce, tout comme le fond sableux. elle Un passage sur le dos pour faire la planche, il n’est pas 11h30, il y a moins de 36h que nous sommes partis est nous commençons pleinement à vivre un rêve. L’eau pure et si claire est salée et nous porte bien au-delà de nos espérances.  Aujourd’hui c’est repos .
On reste dans l’eau jusqu’à la tombée du jour.
 Le jour se couche à 18h30 et alors se passe un phénomène majestueux : le coucher de soleil. Entre soleil, nuages, les îles au loin, les ombres des palmiers, les lumières sous les pontons…
On peut y rester des heures entières à admirer ces paysages qui bougent, ces couleurs qui passent du bleu au rouge. On reste assis sur la terrasse, béat l’appareil photo et la caméra en main à l’affût de toutes modifications du ciel. lui Ne pas fermer les yeux de la journée, on pourrait louper un panorama mirifique. Le dîner est à 19h30 et on est les premiers. C’est très copieux et si joliment décoré. Ce sera espadon fumé en entrée et crevettes à la vanille avec plein de petits tas de légumes et du riz, pour le plat. Un vrai plaisir pour les yeux et les papilles. Le dessert serait de trop. Un café s’il vous plaît. Derniers partis, on discute, on interroge, on veut tout connaître du mode de vie et des coutumes. On apprendra beaucoup durant notre séjour. Dur de s’endormir au son des clapotis de l’eau, protégé par une moustiquaire, non… il y a ces heures de vols, ce décalage horaire. Non, c’est si beau ! Allez à demain…

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Le 18 juin 2007

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LA BARRIERE DE CORAIL

L’Océan Pacifique

Réveil avec le soleil à 6h30, nous allons prendre notre petit mais copieux déjeuner. Il est à peine 7h30 et à table le propriétaire se rapproche avec un téléphone qu’il nous tend « c’est pour vous » dit-il ! Au combiné une voix inconnue se fait entendre « vous êtes bien Mr Visse ? », confirmation par un « oui » mélangeant surprise, étonnement mais aussi inquiétude brusquement. Nous sommes à 18000km de la France sur un ilot de sable perdu au Au centre, la Polynésie milieu du Pacifique; et seul nos très proches ont nos coordonnées. « Tout va bien, vous êtes bien installés ? » demande l’interlocuteur. Cette voix au ton chaud et rassurant est tout simplement celle de nos accompagnateurs lors de notre escale à Pateete, ils veulent savoir si la fin de notre voyage s’est bien déroulée et si l’accueil a été bon. « Mieux que prévu, ils ont même installés des mains courantes pour que que nous puissions accéder facilement à la terrasse”. Merci à Voyageurs du monde Paris, merci à Marureva à Papeete antenne locale, d’avoir organisé notre voyage mais aussi accompagné jusqu’au bout du bout !! La journée a démarré et nous sommes d’attaque pour découvrir un nouveau mode de vie sous l’équateur. Au programme, traversée de l’île pour allez voir la barrière de corail et l’océan Pacifique au Nord de celle-ci. Il faut compter environ 250 mètres pour le voir, passer à travers le jardin. Pas de problème, pieds nus pour l’un et tennis pour l’autre. On traverse le jardin de l’hôtel la Pirogue, il fait chaud nous avons juste pris l’appareil photos et les serviettes de bain pour s’asseoir, nos yeux n’en finissent pas de virevolter de gauche à droite. Un paradis de fleurs , d’arbres, de fare en bois de palmes et coco, bungalows et personne à l’horizon. Soudain… on nous avait parlé de la spontanéité des polynésiens et leur gentillesse, mais là c’est d’attention dont il faut parler. Un couple avec une canne en route vers l’océan, mais qu’est ce bruit et ce sourire ? Néhémia est venu en Quade et une petite remorque avec, excusez du peu des serviettes sur le fond. Nous ne sommes pas espionnés mais couvés d’égard. Nous nous installons dans la remorque, le trajet est incroyable portés vers l’océan sur un tapis de sable avec un conducteur tatoué de gentillesse. Merci, et il nous aide à revenir à la réalité après nous avoir conduit à travers le jardin ; une excursion non prévue en Quade. La barriere de corail Nous voilà devant lui, Océan majestueux et immense, le sable du platier est devenu noir restes du volcan, et les vagues en bleu outremer et bleu cobalt avec une touche de vert émeraude. Bien sûr que l’on a pas oublié de prendre la caméra, trop beau pour ne pas être tenté de le prendre en photos et en film, sous toutes les coutures. Et ce rugissement des vagues si rugissantes. La différence en 200 mètres du murmure de l’eau du lagon et le tintamarre des vagues de l’océan projetés à bonne hauteur par la puissance du reflux et du vent, magique. Le soleil tape, et oui le Nord là bas c’est le Sud en France et il n’est pas possible de s’abriter, le soleil c’est du XXL. Le vent de l’océan souffle légèrement frais et on marche… pas trop loin, il faut revenir. On en a pris assez. Attend regarde là-bas, au Nord Est on distingue parfaitement l’île d’ Huadine que nous avions survolé et nous voilà assis sur les coraux noirs et ou blancs. Cela fait mal aux genoux pour l’un qui s’est agenouillé afin d’être stable avec la caméra et mal aux pieds de l’autre qui est toujours nus pieds sur le sable, mélange de sable de corail fin ou grossier et pointu. Aie ! Rideau de verdure face à l'océan Une dernière photo pour la verdure qui fait face à l’océan…, c’est un rideau vert très dense qui frémit avec le vent. Et c’est le retour. « C’est par ici le chemin, si, si je reconnais. », dit l’un. « Pas d’accord, », dit l’autre, sûr de lui et de sa parfaite méconnaissance des lieu « OK ». Mal aux pieds branches de palmiers en plus des coraux sur le sol. Trop pénible, une serviette lancée, un pas dessus, l’autre lancée une jambe et stop, on s’assoit. Et qui voilà avec son Quade et son sourire heureux de nous faire un cadeau inouï ; il n’en connaît pas la valeur… c’est grandiose ! Comment a-t-il su que nous étions sur le chemin de retour. Et qu’il recule pour nous prendre au plus près, et de un et de deux on se hisse. Et si on se faisait un petit tour de parc assis sur la remorque miracle. Pas un pas de trop, il nous dépose sur la terrasse de notre bungalow. Qui peut dire que l’humain est bon sinon nous. Que de chaleur, d’attention! Naturel chez les polynésiens, une évidence. Nous nous en rappellerons et nous le ferons connaître à tous. Hotel Un bon bain dans le lagon transparent, et encore le regard vers ce bleu qui ne cesse de jouer avec nos yeux. Jamais nous n’avons été si serein, le site nous incite à la paresse. On ne fait rien, on contemple, on se délecte. On est si bien dans l’eau à ne rien faire, on fait la planche sans problème, on se laisse porter, on ferme les yeux, on apprécie ces moments passibles dans un cadre grandiose. Quand le soleil se couche nous sommes encore dans l’eau, l’instant est somptueux, le ciel prend ses couleurs flamboyantes et change sans cesse de teintes jusqu’à ce que la nuit envahise le motu et que seul demeure l’éclairage du jardin .

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Le 21 juin 2007

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L’ILE DE TAHAA

Tahaa Exploration de l’île vanille

Aujourd’hui c’est la visite de Tahaa, la sœur de Raïatea qui forment à elles deux le lagon tant aimé de nos mirettes, l’atoll aux fonds coralliens protégés par le volcan et son sable blanc. Tahaa vue d’avion à l’arrivée semblait d’une luxuriance étonnante. Ce n’est rien de le dire, notre excursion nous en apprendra davantage. L’hospitalité de ses habitants est connue mais la gentillesse, le sourire, l’apparente nonchalance en font des êtres véritablement exceptionnels qui font parties de la richesse de la Polynésie française. Nous traversons avec Hiro en bateau le lagon du motu Ralloro vers la pointe de Hipu, environ 2,5 km, où il nous dépose. Vincent, notre chauffeur et guide nous accueil à la polynésienne, une fleur, nous est offerte, ainsi qu’un chant. Passage du bateau au 4×4 fleuri.fleurs Non pas comme un char de carnaval mais avec le goût et avec les fleurs ramassées de-ci de-là sur les chemins de l’île, ici il y a des fleurs partout. Le bâtiment que nous apercevions du motu était une église; 8 confessions existent sur Tahaa pour 4000 habitants. Ensuite, la visite démarre sur la route du bord du lagon puis, juste avant Patio, nous tournons et empruntons un chemin de terre. Au début nous découvrons une “ferme de culture de vanille”. La végétation regorge d’essences et à chaque arbre des fruits, Vincent le chauffeur et guide, stoppe et nous explique là un bananier, ici arbre à pins, pamplemousse, que de fruits tropicaux, ainsi qu’un séchoir de noix de coco. Regardez vous êtes devant un plan de vanille  et de nous apprendre l’histoire et l’évolution de la fleur à la gousse et des gens qui s’en occupent dans des conditions plus difficile que dans les fermes. Tahaa veux dire « ile vanille », une richesse. Le sentier monte toujours et devient de plus en plus cahoteux, des belles ornières et des belles secousses mais de si beaux paysages. Incroyable, splendide, extraordinaire, vise un peu ce panorama . La Baie d Haamene Un peu plus loin on ose un regard vers le sublime en plein milieu de l’océan pacifique un oasis de verdure et d’eau. Un peu en avant respiration coupée, quel est ce champ en bas si bien planté, quelles sont les ressources agricoles, vanille, coco… Et les couleurs de ces fleurs, touche de couleur qui nous rappelle Gauguin, Degas… Une palette de verts, de bleus, de rouge, de rose et de blanc avec une pointe de jaune pour acidulé l’ensemble, une pure merveille; plein soleil sur la baie. On continue la route sur le mont Ohiri et arrêt avec vue sur la baie de l’île, Haamene, la plus grande de la Polynésie. Vincent notre guide Le temps d’entendre les appareils photos jouer de la mécanique, Vincent nous présente la mise en place d’un paréo pour femme et homme; deux désignés se prêtent au jeu de mannequin le temps d’une démonstration. Pendant qu’une polynésienne nous explique . Vincent nous chante quelques couplets de chansons en polynésien accompagnées son un ukulélé. Derière nous la baie. Un théâtre en plein air à 18 000 kilomètres de la métropole. A peine les yeux admirent-ils la dextérité du bout .plateau de fruits de tissu chamarré et des mains expertes qu’un “pique-nique” de fruits est placé et une démonstration de découpe de noix de coco est effectuée , le lait coule prêt à être avalé. Ces fruits de Tahiti jaunes, oranges, verts comme celui en forme d’étoile, le carambole très acide et si parfumé comme l’ananas ou le pamplemousse vert, paradisiaque, bienvenue et très agréable. Et on remonte dans le 4×4 direction là-bas tout en bas, tu vois la ville Haamene où nous nous arrêterons.  

La ferme perlière

Le voyage n’est pas terminé, loin de là, il est près de 11h, heure locale et on se dirige vers la ferme perlière, qui est installée au bord de la baie Haamene. Avant cette visite nous stopons devant le “minimarket” de la ville de Haamene pour quelques achats tradionels : les fameuses et reconnues gousses de vanille de Tahaa, larges et très parfumées ainsi que du Monoï authentique.cabane au bout du ponton Direction et visite de la ferme, c’est vrai ça, comment une perle naît-elle, d’où viennent ces nuances si brillantes couleurs ambrées ou noires, si réputées dans le monde. Visite très intéressante puis direction le bureau d’où nous expose des centaines de perles « Le souvenir, LA perle noire de Tahiti». Nous avons cedé, elle remonte dans le 4×4 avec un precieux étui dans la main. Dernière étape de notre journée sur Tahaa, nous reprenons la route en longeant la baie d’ Hurupiti, direction le sud le port de Tapuamu où nous attend Dave dans un autre bateau. Adieu Vincent, merci pour les vues, l’histoire, les ornières, les chants, ta bonne humeur, les tatouages (rang social et explication spirituelle, interdits jusqu’en 1970, histoire de la famille…), tes rires, les fruits, ta conduite, ta gentillesse, nana, au revoir.

Le jardin de corail

le jardin de corailLa journée ne fait en faite que commencer, le jour s’est levé depuis longtemps et il reste à découvrir tant de choses. D’abord il faut traverser de nouveau le lagon et se préparer pour la visite du jardin de corail. Mais qu’est-ce donc qui nous oblige à mettre nos “aquashoes”, pour ne pas se couper avec les de coraux, pardi!. Le bateau tangue et on glisse sur les banquettes du bateau. Tout le monde a son masque et son tuba. L’appareil photos waterproof est au poignet, le sac avec le pantalon porté pour limiter le nombre de coups de soleil déjà pris est fermé. On doit se rendre sur un autre motu près d’une passe entre 2 autre motus. Toutes ces petites îles microscopiques, pince-moi, je rêve. Tu me diras… les pieds ont gonflé avec la chaleur et passer de pied nu à chaussé et pressé dans des sandalettes en plastique, c’est difficile. On descend les derniers des six touristes, c’est douloureux mais rien encore. Aidés par Dave, et des hôtes là-bas, on rejoint les autres qui boivent un verre de jus de fruits de bienvenue sur le motu. Le sable de corail, les palmiers, les trous de crabes, les noix de coco sur le sol, la couleur chatoyante des chemises, on fini le verre fleuri et à 20 mètres de là une table est déjà disposée avec des mets prêts à être consommés. Il est 13h30, et c’est vrai que l’on a vu tant de sites merveilleux et appris tellement que l’on ne se préoccupait pas de notre estomac qui réclamait parfois. On mangeait les phrases de Dave et goûtait des yeux les merveilles de Tahaa, végétation, nature sauvage et luxuriante. L’alizé se mêle à la fête des plats exotiques copieux et colorés et du murmure de l’eau, de sa lumière et de sa transparence de l’eau nous rappelle que l’on est 6 voyageurs accueillis par 3 autochtones souriants au bout du monde avec le soleil pour témoin et ses petits nuages qui fond de ce site un lieu de béatitude et de sérénité. Entre 2 motus, la passe, de l’autre coté les bungalows sur pilotis coté lagon et de l’autre l’océan toujours plus étonnant avec ces couleurs et ses vagues bleues outremer, vertes émeraudes, jade. Mais l’objectif ce bon repas est de se revigorer puis après de longer le motu sur 600m vers le nord au se dresse au loin le piton de Bora Bora jusqu’à l’entrée de la passe où se concentrent des poissons exotiques de toutes les couleurs, des centaines, isolé ou en banc au millieu des coraux colorés et des oursins Mais si, vous les avez certainement déjà admirés, contemplés dans des documentaires ou des livres. Mais maintenant c’est du vrai, du concret, en route vers cet aquarium géant tellement idéalisé. Evidemment, on ne pense qu’à cela, mais on ne savait pas qu’il y aurait tant à marcher pour nous. C’est vrai qu’on a la chance d’avoir nos soutiens particuliers en plus de la canne. Cela peut sembler de trop et pourtant, la fatigue aidant, les trous de crabes dans le sable, les branches de palmiers sur le sol que la maman dégageait si gentiment devant nous, les noix de coco prêtent à jouer. Et le chemin qui se faisait de moins en moins large et le sable corallien qui pique les pieds, et les racines des palmiers qui nous barraient parfois le passage ;quelle aventure !! Comme l’arrivée à destination fut une joie. Les pieds dans l’eau, vite je veux m’asseoir, et l’autre qui n’arrive toujours pas. Le voilà escorté par 2 piliers de rugby à cause de la forme des noix de coco, il a eu du courage, de ce courage qui défi la maladie, bravo, chapeau! Plein la vue   On a réussi, on a remonté la palmeraie, on met le masque et le tuba et bonheur suprême. Ils sont tous là à nos cotés par bans entiers, jaunes, rouges, bleus, verts striés, tachés, perroquet, trompette…(y il a + de 80 espèces recensée dans ce jardin). A 40 cm sous l’eau une multitude de poissons et d’oursins noirs majestueux et des coraux. Et Dave notre guide, plongeur jette les restes des victuailles non mangées au repas et tout à coup une marée de poissons sort de partout. Un paradis sous-marin de poissons et de coraux dans 1,5m de profondeur seulement. Et on entame la le jardin de corailaquarium géantdescente aidé par le courrant de la passe dans l’aquarium. On a intérêt à se mettre le plus horizontal possible, les coraux ne sont pas loin et sont très acérés. Et voilà, on a dit allongé, oui mais… Bon OK, je me tiens droite et je regarde; gauche, droite, on passe sur un petit tombant de moins 3 mètres de profondeur et on peut ainsi admirer les coraux de différentes couleurs et se croire dans les nuages à planer. Regarde là une muréne se glisse, formidable elle sera sur la photo. Comme c’est superbe, beau, si magique. La passe se termine et garde sa population avec elle, elle se nourrit de l’eau de l’océan et de son microcosmos. Et on se relève, c’est la fin du cinéma, pas de publicité que du vrai laissé à tout jamais dans nos mémoires respectives avec nos émotions, nos images, nos visions. Alors, c’était comment ? Retour vers le bateau, en traversant de nouveau la palmeraie mais seulement pour quelques centaines de longueur de noix de coco. Lui, l’homme, n’en peut plus, il est tiré dans l’eau par ses acolytes dans une grosse rigolade retour dans le lagon vers la pirogue.   Retour en bateau à l’hôtel en contournant Tahaa per le nord, déjà le soleil se penche sur l’horizon et donne au ciel ses couleurs chatoyantes, avec le son du XXX  joué par Dave. Toute la famille est présente, le frère, la maman nous ont préparé une expédition merveilleuse. Au revoir les poissons, on se reverra. Nous dînons et faisons part à Séverine et Guliano de notre merveilleuse journée, et dire que nous sommes le 21 juin, jour de l’hiver Austral !! dave

 le jardin de corail  


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Le 22 juin 2007

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EN CANOE DANS LE LAGON

     Parasol naturel très efficace 

Ce lagon est vraiment très beau

Après la folle mais fabuleuse journée d’hier, qui de nous a laissé aucune trace de fatigue, nous decidons de profiter des joies du lagon qui joue avec les couleurs à tout instant, ce qui donne ceci ou cela. Le bruissement du vent dans les palmes, le cri d’un oiseau, le clapotis des vaguelettes, la chaise longue, la douceur du temps, la beauté du paysage, la gentillesse des polynésiens et rien à faire. Sublime et rare moment de la vie qui forgerons en nous un éternel souvenir indélebile. Nous vivons une autre vie sur une autre planéte. Ici tout semble s’accorder depuis des siècles, il faut toucher à rien et garder ce lieu magique intact. Son isolement est la seule garante de sa sauvegarde, bon allez je vais piquer une tête pour me la refroidir…. Il vaut mieux ne pas trop réfléchir!

Vue de la terrasse en pleine contemplationLa journée commence donc entre rêverie, baignade, flânerie et contemplation, nous avons bien rempli la case souvenir et chaque instant nous en amène un nouveau.

Le lagon en Canoë

Simplement regarder Rester allongé Choses dites, choses faites, aujourd’hui il me décide : je vais faire une promenade en canoë avec lui. Mais tout cela ne serait rien si un peu plus tard, il me décide à embarquer avec lui pour un duo en canoë bi-places.

Quelle légèreté en effet ce rafiot jaune fluo, il nous embarque vers un lointain chemin. Evidemment la cadence n’y est pas et chacun pagaie à sa façon, dans le même sens tout de même; du moment que l’on avance et que l’on vire vers l’inconnu avec joie en laissant le motu chéri au loin. Fichtre, nous sommes seuls face à l’abondante végétation du motu. Incroyable, elles sont là les frégates en bande sur le banc de sable, vues à l’horizon de notre bungalow, avec tous leurs congénères petits et grands. Et ça piaille, ça crie ; surtout ne pas s’approcher à plus de 2 mètres, on risquerait d’être mal considéré et de les déranger. Alors, doucement, on tire des bords vers la prochaine escale juste avant le passage. On est sur le lagon et à 200 mètres, on voit l’océan et ses énormes vagues bleu outremer et vert jade en passant vers le blanc des rouleaux butant sur la barrière et s’écrasants sur eux mêmes. Un pur bonheur de se sentir si proche du paradis ; nous seuls sur l’océan pacifique perdus au milieu de nul part avec les rayons du soleil comme guide. Nous n’avons malheureusement pas de photos de cette balade dans le lagon, finies les photos avec les jetables et trop risqué d’embarquer le numérique avec nous, une baignade est si vite arrivée.
On n’ira pas au-delà du passage, nous ne sommes plus à l’abri des motus et le léger vent a tout de suite sont effet sur le clapot du lagon; cela semble bouger pas mal et notre embarcation paraît si frêle. Déjà un peu de courant, alors retour vers le bercail. Regarde là-bas le voilier accosté sur l’île de Tahaa. Non, je préfère notre canoë, j’ai mal au cœur en bateau et le tangage permanent n’est pas ma bringue préférée, dit-elle. Mais nous comprenons mieux maintenant pourquoi tant de marins ne sont pas revenus ou ont voulu revenir ici pour jeter l’ancre. Comme le disent les voyageurs des océans, pas un endroit au monde n’est identique à celui là. Le merveilleux, l’authentique, la beauté sont ici tout autour de nous.
Une ballade sur l’eau terminée sous le son des clapotis et les images plein la tête. Quel délice, quel enchantement cet endroit de rêve.

Le reste de la journée s’écoule avec une énorme paresse; il est très difficile de rester allongé sur un transat, les yeux fermés là bas, car la peur de louper un cliché superbe nous les laissent ouverts, et cela ajouté à tout ce vécu emmagasiné dans nos neurones.
AquariumDans la panoplie ci-contre, les aqua-shoes et les gants sont à mettre dans les bagages impérativement pour visiter les sites coraliens, le reste est prêté gracieusement par l’hôtel.

En cette fin de journée une petite virée dans le lagon et son eau limpide est un vrai régal. Equipés de masques et tubas pour elle et lui , elle donnera l’occasion de voir quelques poissons, notamment des poissons trompette par exemple.

Il est devenu traditionnel pour nous deux de rester allongés sur la terrasse à admirer le coucher de soleil plus surprenant de jour en jour. On se fait facilement à cette beauté quotidienne  changeante et à chaque instant plus magnifique.  C’est grâce aux nuages que le ciel prend ces couleurs chatoyantes et variées de minute en minute.
Bora Bora
Bora Bora

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