VOYAGE PARIS / PAPEETE
PARIS / LOS ANGELES.
Aucun problème pour se présenter à l’aéroport Charles De Gaulle. Nous sommes bien réveillés et le
PAM est arrivé à l’heure. Pas de souci également à l’aéroport, le comptoir d’AIR TAHITI NUI est juste en face de l’arrêt taxi. Le personnel nous prend en charge, s’occupe des bagages, des formalités, et nous voilà les premiers dans l’avion. L’hôtesse nous accueille avec une fleur de Tiaré en guise de bienvenue, ce n’est que la première…

Maintenant l’avion roule. Un passage devant le mythique
Concorde chargé d’histoire, une
photo évidente pour notre carnet de route vers la Polynésie. C’est un peu de notre patrimoine. Quand soudain, la réalité devient plus belle que le rêve. On décolle, 3 continents à notre actif : l’Europe, l’Amérique et l’Océanie en 21h. On a une pensée pour James Cook, pour qui plusieurs mois et dans d’autres conditions, lui étaient nécessaires; et nous, nous allons avaler notre déjeuner tranquillement à quelques milliers de mètres au-dessus de la terre. Nous volons, après la pluie du départ, le beau temps est présent et par le hublot, déjà une magnifique image, le
logo de la compagnie très haut en couleur. Ce bleu azur, cette fleur de Tiaré qui joue avec le ciel, flirte avec les nuages et taquine le soleil, le début de

l’aventure, superbe. Reporter photographe pour l’heure, un seul est coté hublot et doté de cet appareil photo numérique que l’on s’est employé à gérer pendant un mois avant le départ. Ceci étant, quand on est dans le feu de l’action et que l’avion vol à 11000 m d’altitude et à 960 km/h, on fait tout en auto… et c’est tout bonus. Nous profitons d’une lumière impeccable, d’un ciel très clair durant tout le voyage pour découvrir les pays survolés et revoir notre géographie.

Avec à l’appui un écran de navigation dans le dossier du siége du passager assis devant nous, nous pouvons nous situer comme avec un GPS. Evidemment un petit nuage là, un peu d’excitation en voyant passer sous nous tous ces pays. On décide pour la dynamique de les passer en revue avec les horaires en prime… inutile puisque l’appareil photos s’occupe de les imprimer. Ce doit être l’excitation, on écrit, on photographie, choix des photos à l’appui :
l’Ecosse à 13h10 , l’Islande, l’entrée du
Groenland à 15h30, le
périgée à 16h00, sortie du
Groenland à 16h30, entrée au
Canada à 17h10, juste après l’entrée aux
USA à 19h40, heure de Paris. Près de Salt lake city, nous survolons
lacs , et
montagnes et plus loin des
cultures. Enfin, le
Pacifique et arrivée au dessus de Los Angeles à 13h40, heure locale. A l’approche de LA une légère colation nous a été servie. La réputation de la
pollution atmosphérique de LA n’est pas surfaite surtout vue du ciel, mais avec le réseau autoroutier impressionnant, on comprend facilement une partie de l’origine de celle-ci.
Escale de LOS ANGELES
Juste une escale technique obligée pour l’avion, elle est la bienvenue aussi pour les passagers, après déjà 12h de vol assis. Ces deux heures de stop vont faire du bien à tout le monde. Pour nous, 2 fauteuils roulants sont censés nous attendre en bas de l’airbus 340. Il faut, comme tout handicapé, attendre que le dernier passager soit sorti de l’avion et, ils sont bien là, nous voilà sitôt «bordés». Enfin, un de nous 2 a un accompagnateur, l’autre doit patienter sur un siège, le sien ayant été réquisitionné immédiatement par une autre personne. Après une court moment, chacun se retrouve avec son conducteur «es-fauteuil» personnel direction les douanes, le poste de contrôle de police des passagers en transit. Vite, vite, on a du retard sur les autres voyageurs, alors on glisse dans les couloirs fermés au public, juste ouvert au personnel et nous sommes dirigés au travers d’un aéroport méconnu sous cet angle. On passe devant la longue queue des passagers s’arrêtant à LA et ceux en transit pour Papeete. Un unique passage pour les 262 passagers!! C’est parti, la longue route de formulaires à remplir. La police des douanes d’abord, contrôle du passeport biométrique, prise de l’empreinte de l’index de chaque main, et photo en prim puis vérification des bagages à main. Terminé pour nous, chanceux… et nous voilà repartis vers le même avion et dans d’autres couloirs. Nous croisons la file des mêmes compagnons de vol où les derniers à passer la douane attendent encore, ils se seront dégourdis les jambes près d’1h30 debout!! Nous, nous embarquons bien reposés en premier…
LOS ANGELES / PAPEETE:
Chaque passager a sa fleur de Tiaré offerte par l’hotesse; c’est la deuxième pour nous mais la première pour ceux qui embarque de Los Angeles. On se rappellera que
c’est aussi le symbole de l’avion après celui de la polynésie. Sur l’oreille gauche cela signifie que l’on est célibataire… Cocasse de la part du Stewart qui me la pose sur l’oreille. Quelques temps après le décollage, on nous sert le deuxième déjeuner de la journée, il est 15h00 heure locale donc en comptant le décalage horaire, 1h 30 à Paris. On vole vers la Polynésie dorénavant. Nous allons passer l’équateur et la nuit tombe vite. Du hublot on assiste à notre premier coucher de soleil sur le pacifique, nous y filons maintenant à son centre et à plus de 5000 km de toute civilisation, 
La nuit est tombée comme nos paupières malgré une excitation de plus en plus forte étant, en fait, inversement proportionnelle à la distance qui nous sépare de Papeete. Deux heures avant l’arrivée, la voix mélodieuse de l’hôtesse nous sort de notre demi conscience pour nous annoncer que un dîner va nous être servi, il n’aura pas beaucoup de succès! Nouvelle annonce qui nous signale l’atterrissage imminent sur l’aéroport de Tahiti-Faa’a que nous apercevons maintenant. Celui-ci n’est pas équipé des passerelles télescopiques habituelles, nous allons alors être acheminés à bon port par un élévateur… quelle aventure, un ascenseur rien que pour nous 2, le “H” de histoire du vol LA / Papeete.
Arrivée et nuit à PAPEETE.
Tout est prévu et par le représentant local de notre agent de voyage. Il est 21h30 heure locale, la température est proche de 28°C, une moiteur nous envahie. Pas de doute, nous sommes bien en Polynésie. L’accueil polynésien est d’emblée sympathique, un collier de fleurs fraîches autour du cou en guise de bienvenue, des sourires et les 2 fauteuils qui nous attendent. On doit être transféré à l’hôtel Sheraton pour la nuit. A cette heure, les transferts vers les autres îles ne se font pas. Nos 2 nouveaux accompagnateurs polynésiens nous dirigent vers un mini bus où 4 autres arrivants nous retrouvent. Nous faisons un rapide détour vers leurs hôtels respectifs «Bonjour, bon séjour, au revoir», et nous voilà à notre Palace d’une nuit, bien situé, juste en bord de l’océan pacifique que l’on ne verra vraiment que 6 heures plus tard. On nous descend nos valises, et on nous rappelle que notre prochain avion en direction de l’île de Raïatea part à 7h30h et que l’on viendra nous chercher à 6h, l’accueil a bien noté de nous réveiller à 5h et de nous servir notre petit déjeuner. 
Nous voilà dans notre chambre, fichtre!, passer une courte nuit dans un pareil hôtel, une superbe chambre avec 2 lits d’1m 40 de large, un parquet couleur chêne clair, une terasse… donnant sur l’océan et une salle de bain équipée d’une douche de plein pied avec siège repliable. Parfait pour nous ce havre de quiétude et de luxe, après ce voyage un peu serré et c’est la magie des voyages d’agences comme “Voyageur du monde”, en l’occurence, impeccable tout le long du séjour en Polynésie, dans un lieu où nous avont pris quelques photos le lendemain matin pour se souvenir, et dire j’y étais à Papeete au Sheraton. Il est maintenant 23h30, heure de Paris, moins 12 de décalage horaire , il est donc… 11h30 à Paris. Il y a 24h que nous sommes partis de Paris !!! Nous venons de faire un bond de 18000km et nous avons parcouru que quelques mètres à pieds, certes plusieurs fois, dans l’avion. Pour l’instant aucune difficulté pour ces quelques pas.
TOUTES LES PHOTOS
Panorama en photos de la journée 